Une vie de termite

Une vie de termite

Une vie de termite

Parce qu’ils vivent dans les ténèbres, sous la terre ou au cœur de nos maisons, les termites sont empreints de mystère.

Pour détecter et éliminer les termites, il faut bien les connaître. Commençons par lever le voile sur leur mode de vie…

Ces insectes xylophages appartiennent à l’ordre des blattoptères. Les termites « bien de chez nous » sont du genre des Reticulermes et ont un mode de vie souterrain (rien à voir avec les termitières en cathédrale construites par leurs cousins africains). Le fait qu’ils ne supportent pas la lumière devient leur premier atout : ils nuisent à l’abri des regards ! Leur corps blanchâtre de 5 à 8 mm de long leur vaut parfois le surnom de « fourmis blanches ».

 

Insectes sociaux, ils vivent en colonie au sein de laquelle chaque membre joue précisément son rôle. En effet, il existe différentes sortes de termites dans une même colonie. Commençons par les plus nombreux et les plus nuisibles pour l’homme et son environnement : les ouvriers. Ils ont pour mission de nourrir leurs congénères. Rapides et voraces, ils prospectent en permanence pour trouver la cellulose présente dans le bois et le papier. Il la consomme, la digère et la régurgite pour alimenter par « trophallaxie » les autres membres de la colonie. Les soldats, par exemple, aussi blancs que les ouvriers mais dotés de grosses têtes à menaçantes mandibules, leurs armes pour défendre la colonie de ses ennemis. Il existe également les couples reproducteurs, qui se distinguent par leur couleur sombre : un mâle qui a perdu ses ailes et une femelle à l’abdomen hypertrophié, incapable de bouger et produisant plusieurs milliers d’œufs chaque année.

 

Entre janvier et avril, les termites sont de sortie à travers l’envol de reproducteurs ailés qui formeront des couples au hasard et qui, au gré du même hasard, retomberont peut-être dans le lieu boisé idéal pour donner vie à une nouvelle colonie. C’est l’essaimage. Mais il existe également des reproducteurs secondaires aux ailes à peine ébauchées appelés les « néoténiques». Ils apparaissent quand la population a atteint un niveau suffisant et sont à même de fonder une colonie sans mettre le nez dehors, par « bouturage ». Un mode de reproduction souvent rendu possible lorsque de la terre ou des gravats sont déplacés. Et quand ils sont là, attention les dégâts. Ces envahisseurs sont friands de bois, mais aussi de tous ses dérivés. Rien ne résiste ainsi à leur boulimie, des livres aux cloisons en passant par les papiers peints. Pour se frayer un chemin vers la précieuse cellulose, ils traversent des matériaux comme le plâtre, le polystyrène, et même les gaines électriques (gare alors aux courts-circuits !).

 

Vous savez maintenant comment ils vivent et ce qu’ils affectionnent. Pour savoir s’ils grouillent dans votre environnement et s’en débarrasser à coup sûr, il vous suffit de cliquer ici !

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